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Châteaurenard : des agriculteurs testent les serres photovoltaïques pour le maraîchage

Châteaurenard : des agriculteurs testent les serres photovoltaïques pour le maraîchage

Nouvelle tendance ou avancée certaine ? La commune de Châteaurenard a délivré cinq permis de construire à des agriculteurs locaux, les autorisant à construire des serres en verre, nouvelle génération, photovoltaïques. La promesse de ces nouvelles structures, qui ont été construites sur environ 12 ha, aux Lonnes et dans le quartier des Grailles, c'est l'optimisation des rendements de manière écologique.



Amaury Chauvet est l'un d'eux. Sur son exploitation, située aux Lonnes, le jeune agriculteur (35 ans) exploite, depuis 15 ans, 8 000 m² de serres tunnels plastiques et 10 ha de plein champ. L'idée de la construction de cette nouvelle serre de 35 000 m², financée par la société Fonroche, l'a séduit. "Le plein champ est très éprouvant. J'ai voulu améliorer mon outil de travail et donc j'ai opté pour cette construction. On a monté cette serre voici sept mois", explique-t-il.

Trouver les variétés

Le coût de la structure, qui s'élève à 13 millions d'euros, est à la charge du constructeur fabricant privé. Ce qui reste à la charge de l'agriculteur, ce sont l'arrosage, le terrassement, les portes supplémentaires et le système électrique ouvrant, qui permet d'aérer. Un investissement de 50 000 €. L'objectif c'est de travailler sous abri, dans de meilleures conditions et d'arrêter les tunnels plastiques très anciens, dont il faut changer les bâches plastiques tous les quatre ans.

Sauf que cette réalisation n'est pas forcément une réussite absolue pour lui. À l'heure actuelle, du moins. "Aujourd'hui j'ai un énorme problème. Les plantes manquent de lumière. Les premières travées, on a à peu près la même luminosité qu'un tunnel bâché classique. Mais plus on avance, plus elle diminue. Au bout de la serre on est à 35 % de luminosité", a-t-il constaté.

Alors, pour l'heure, Amaury fait des essais de différentes cultures, car tout ne marche pas, comme il l'aurait espéré. Il est certain que les variétés qu'il a l'habitude d'utiliser en Provence, avec 340 jours de soleil par an, ne sont pas adaptées au manque d'ensoleillement et de luminosité, provoqué par les panneaux photovoltaïques.

Mais il ne se décourage pas. "Je travaille avec des producteurs grainiers, nos fournisseurs habituels, pour trouver la bonne variété. Le nord de l'Europe, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas produisent des tomates, des salades, des courgettes, avec des taux d'ensoleillement très faibles. Certainement ont-ils des variétés et des modes de culture différents des nôtres?"

 

Alors, confiant malgré tout, il reste persuadé qu'il va trouver les bonnes cultures. Mais il attend un peu pour investir sur l'arrosage définitif. "Je vais certainement me convertir en bio. Je fais déjà de la vente directe aux particuliers, notamment à la gare TGV d'Avignon", conclut-il. 

La municipalité reste très attentive au devenir de ces serres. "Je pense que c'est une belle opportunité pour les jeunes agriculteurs. Il faut, bien sûr, s'adapter et travailler avec les producteurs de graines et de plants", confie Marcel Martel. Mais la décision a été prise de ne plus délivrer de permis de construire avant d'avoir le résultat des 12 ha en production. Le maire reste cependant persuadé qu'avec le redéploiement du Min et l'arrivée de plusieurs sociétés spécialistes du bio, ce type de structure peut amener un plus aux agriculteurs. Cela permet de produire une énergie renouvelable sans impact sur l'environnement, d'améliorer la productivité, de développer un circuit de distribution court grâce à une production de proximité. Enfin, "avec la ferme photovoltaïque, sur l'ancienne décharge des Iscles, cette nouvelle production d'électricité sur Châteaurenard va permettre d'approcher les 50 % de la consommation de la ville produite chez nous",conclut-il.

Source : http://www.laprovence.com